Vous trouverez ici des témoignages d'hommes qui ont eu recours à la violence dans leur couple et d'une femme qui a subi des violences conjugales.
Je pensais que c'était plus ou moins normal de crier, de se bousculer un peu. Je rentrais généralement de mauvaise humeur. Quand je rentrais, tout me dérangeait: le dîner, la nappe. Je cherchais des défauts. Elle a commencé à sortir de la maison. Alors je contrôlais ses allées et venues, où elle allait et pourquoi. Je contrôlais ses dépenses avec les factures. Je la frappais sur la tête et dans le dos, où ça ne se voit pas. Elle a été hospitalisée, plusieurs fois, pour des fractures. La dernière, plus de 10 jours. Elle a failli perdre un œil. Après l'avoir battue, je m'en voulais, vraiment. Mais je recommençais. Je croyais que c'était la seule manière de la rendre docile. En fait, elle était terrorisée, écrasée, sans opinion. Jusqu'au jour où je suis rentré particulièrement énervé et je suis allé trop fort. Je l'ai laissé inconsciente. Je croyais l'avoir tuée.
Amours qui tuent, film d'Iciar BOLLAIN, 2000
De plus en plus, tout le monde s'éloignait de moi: mes amis, mes enfants et ma conjointe. Tous semblaient avoir peur en ma présence. Quand j'ai commencé à travailler mon problème de violence, ils se sont mis peu à peu à se rapprocher de moi. Et même mes enfants ont recommencé à jouer avec moi quand je reviens du travail. Aujourd'hui, je me dis que j'ai bien fait de demander de l'aide. J'avais l'impression de contrôler tout par ma violence mais au contraire, j'étais en train de tout perdre ce qui me tenait à coeur.
Propos recueillis par SAHARA (Québec)
Ce qui est arrivé, c'est qu'il y a eu un acte de violence qui m'a emmené dans des procédures judiciaires et que ma copine a commencé à exposer les faits et pis je voyais très bien qu'elle n'exagérait pas au contraire plutôt qu'elle diminuait les faits (…)
Lorsqu'elle a fait le récit de ce qui s'était passé j'ai commencé à avoir peur de moi-même. Et puis là j'ai vu qu'il y avait un aspect, une ombre en moi-même avec laquelle je n'étais pas intéressé à poursuivre le chemin pour le reste de ma vie sans l'exposer. Cela m'a effrayé.
J'ai réalisé le monstre que je pouvais être. Ca m'a effrayé.
Lorsque je ressens ma colère, encore aujourd'hui, elle est toujours présente, qui est toujours là. C'est une réaction chimique, c'est comme le sang qui monte à la tête et commence à bouillir. Maintenant, j'ai appris à l'écouter, j'ai appris à la ressentir, à ne pas paniquer, à ne pas réagir immédiatement du tac au tac lorsque je la ressens. Avant je réagissais, je me laissais entraîner dans le courant et puis la tempête éclatait.
Après une chicane dans un bar, je suis allé chez elle, je suis entré par la fenêtre (…). J'ai complètement perdu le contrôle et j'ai commencé à la frapper de toute mes forces (…). J'ai vraiment déployé toute mon énergie à la détruire jusqu'à ce que les policiers arrivent. (…) Elle aurait pu en mourir, probablement. Mon idée c'était de la détruire, car je sentais que j'étais en train de la perdre. D'une certaine façon ça peut paraître bizarre mais c'est aussi que je l'aimais beaucoup et que j'avais peur de la perdre.
Des coups pour le dire, Documentaire RSR, Temps Présent, Octobre 1996
Moi par exemple tout le monde sait que je suis un type extrêmement violent (…).
Dans ces moments-là, quand on se met dans cet état-là, ça devient horrible. Ca devient horrible donc pour l'entourage, au niveau familial et chose que les gens ne réalisent pas, c'est horrible pour celui qui est violent. Parce que quand la violence s'arrête, pour l'individu qui est violent ça ne s'arrête pas. C'est la violence en lui, c'est la révolte, c'est l'incompréhension. Chaque crise de violence, c'est toujours un recommencement, c'est toujours un échec.
Moi j'ai été loin, j'ai tout cassé dans la maison, je lui ai foutu dessus. Ben, c'est des gifles, des gifles, mais c'est de ces gifles ! Bon, on pourrait croire que les gifles, bon c'est pas grave, mais si c'est grave. C'est des gifles qui valent dix coups de poing. Alors c'est grave parce que la personne n'est pas prête. Mais je ne crois pas que quelqu'un est prêt à recevoir des coups. Alors du moment qu'il y a des coups qui partent, pour moi, c'est grave.
Le type le matin qui a été violent vis-à-vis de sa conjointe et qui voit la tête de sa femme ou les bleus sur le corps, et que sa femme lui dise encore bonjour, c'est à devenir malade. Se dire, mais non de bleu qu'est-ce que tu as foutu de nouveau hier soir. Tu t'es énervé, tu lui as foutu dessus et puis voilà elle est là, elle dit rien, elle ne se révolte même pas. (…)
Je suis une larve, c'est pas une question de virilité. Parce que si j'étais un homme viril, dans ces moments-là il n'y aurait pas de violence. Pourtant je suis une personne avec un très fort caractère. Mais dans ces moments je n'ai plus de caractère, autrement je ne le ferais pas, sinon cela ne déborderait pas. Cela n'a rien à voir. Non je crois que quand on débouche sur des scènes de violence, on n'est plus personne (…).
Des coups pour le dire, Documentaire RSR, Temps Présent, Octobre 1996
« J’ai des réactions exagérées par rapport à des événements anodins », est la phrase que j’ai lancée à l’intervenant de l’Accord Mauricie lors de ma première rencontre pour exprimer que je croyais avoir un problème de comportements. Elle démontre essentiellement deux choses. Ma détresse, celle d’un homme mal dans sa peau, mais surtout que je rationalisais et minimisais la gravité de mes actes.
Suite à mon intégration à un groupe de thérapie où je ne me sentais pas à ma place entouré de « vrais hommes violents », je me promettais bien de leur montrer qu’ils m’avaient mal évalué et prouver à ma conjointe qu’elle aussi se trompait. C’est à la quatrième rencontre que j’ai balbutié de façon presque inaudible « je suis violent ».
La honte. Pas uniquement ni principalement d’avoir des réactions violentes, non, la honte d’être ce que j’étais, un homme insécure et immature dont l’estime et la confiance personnelles étaient faibles. « Je me sens comme un petit garçon de huit ans caché dans une armure ». Ces mots, je les ai prononcés devant deux hommes (intervenants) qui m’ont confrontés à ma non-responsabilisation face à mes actes violents alors que j’étais en crise suite à la décision de ma conjointe de me quitter trois mois après le début de la thérapie.
C’est à partir de ce moment, parce que je me suis engagé dans la thérapie pour moi et non pour sauver la relation de couple, que véritablement le travail a débuté. J’ai d’ailleurs observé que c’était la motivation première de la majorité de ceux que j’ai côtoyés durant les vingt-huit semaines qu’a duré la thérapie de groupe.
Le but premier en groupe est de cesser d’agir de façon violente en nous responsabilisant de nos actes, ce que j’avais alors conscientisé et intégré. Au début, j’avais comme la plupart des participants ce qu’ils appellent à l’Accord la « c’t’à cause aiguë » [tendance aiguë à justifier son comportement par des causes extérieures] ! C’est à cause de tout à l’extérieur de soi : conjointe, travail, parents, etc. Donc j’étais victime et non responsable. Si cette prise de conscience n’a pas tout réglé, elle m’a permis de me prendre en main. Ensuite, j’ai décidé de poursuivre ma thérapie en individuel avec un intervenant de l’Accord durant les quatre années suivantes afin de nettoyer plus en profondeur et défaire de vieux noeuds serrés.
Pour vous parler des changements opérés en moi, je ne décris pas ici les causes profondes dues à mon enfance, ni des legs parentaux à l’origine de mes comportements violents ni même de mes agissements en tant que tels, mais plutôt de ce qui m’animait et surtout ce que je ressentais à ce moment-là. Puis, aujourd’hui.
Oui, un petit gars en culotte courte dans un corps d’homme, avec des responsabilités d’homme et accomplissant des tâches d’homme dans un monde d’adultes où, particulièrement en compagnie de femmes adultes, je me sentais inférieur. Les frustrations de ne pas me sentir à la hauteur de mes propres désirs, besoins et attentes que la partie adulte en moi (rationnelle) semblait légitimement être en mesure d’assumer mais que celle qui était demeuré immature (affective), elle, ne le pouvait, finissaient invariablement par se transformer en colères refoulées et émergeaient en réactions violentes, enfantines. Oui, un petit garçon. Je me sentais en moi comme tel et c’est ce qui était. Blessé enfant, je m’étais protégé et construit une carapace, une belle armure, vous connaissez ?
Je projetais l’image du bon gars docile et aimable. Un homme attentionné et serviable que tous trouvaient sympathique. Mais tout au fond de moi, je rageais contre moi-même de ne pas être capable de m’affirmer, de me choisir et de me respecter. C’est alors que je rendais les autres coupables de mes mauvais choix et de ne pas me respecter. Ils étaient responsables des situations où je ne me sentais pas à ma place, pas à la hauteur, n’étant pas en mesure de m’assumer et trop honteux pour me l’admettre.
Ça vous semble anodin ? À moi aussi ça me semblait être niaiseux [stupide], mais ça ne l’est pas et c’est ce que ces gars-là, à l’Accord, m’ont appris. Ne refoule pas tes émotions, vis-les, ressens-les, laisse-les t’habiter, c’est normal, tu as le droit de les exprimer, alors exprime-les. Et c’est ce que je me suis permis, de m’exprimer sans jugement négatif envers moi-même. Oser affronter mes peurs du ridicule, du rejet et de me tromper, c’était me redonner le droit de reprendre le pouvoir sur mes choix et mes décisions. C’était me redonner le droit de vivre libre des contraintes extérieures scénarisées par mes peurs maintenant démystifiées, qui auparavant me tenaient figé, puis réactif, violent.
Comment je me sens aujourd’hui ? Vivant. Heureux de ressentir la vie. Choyé d’avoir un amour propre sain et valorisé. Fier de qui je suis, du chemin parcouru par mes efforts et par l’aide reçue. Reconnaissant envers ceux qui m’ont appuyé. Confiant, vigilant et indulgent envers moi-même, à l’écoute de mon être. Connecté avec la réalité, la mienne et celle de mon entourage. Comblé d’occuper un emploi où je me reconnais pleinement. Ravi de faire partie d’un réseau social adéquat. Riche de la relation chaleureuse avec mes enfants. Amoureux d’une femme avec qui je partage dans un climat de confiance et d’ouverture. Privilégié d’être en mesure de choisir à chaque journée ce qui me convient ou pas.
Ne pas choisir réellement en fonction de soi revient à laisser le serveur manger notre plat favori et à régler nous-même l’addition. Frustrant. Aujourd’hui, je choisis ce que je vis, j’y goûte avec satisfaction et suis heureux de l’assumer.
S’assumer pour surmonter sa propre violence, Témoignage d'un client de l'Accord Mauricie (Québec), Alain Brunelle. Source
Mon histoire est longue, ma vie est devenue un enfer. Je suis tellement seule, isolée et confuse, je suis tombée dans un grand trou noir. Tous mes sentiments sont si mélangés que je ne suis plus capable de les séparer. Je suis emprisonnée dans une spirale de peur, cette peur qui m'a paralysée et m'a rendue totalement aveugle et passive.
Tout désir en moi a disparu ! Je m'accroche à n'importe quel mot ou geste gentil de lui en me disant, qu'il m'aime quand même, ce n'est pas si grave, c'est juste un passage, c'est de ma faute, je dois l'aimer encore plus, essayer encore mieux de comprendre ses besoins, etc. Je ne vois pas le danger dans lequel je me trouve réellement ni le besoin de me protéger correctement, parce que je suis déjà morte sur le plan sentimental, que j'ai quelque part accepté de ne plus exister. Je ne vois pas de sortie de ce trou noir.
Moi, je n'existe plus, je ne vis plus, je survis seulement. Petit à petit, je suis devenue une morte vivante. Je mets toute mon énergie à essayer de continuer à fonctionner, comme une sorte de robot, bien programmé, sans émotion. Je mets toute mon énergie à garder la plus grande distance avec mes sentiments ainsi qu'avec les autres personnes à l'extérieur. J'ai tellement honte, je suis devenue spécialiste à tout cacher, à garder tout secret, à ne pas me confronter avec la réalité de ma situation qui n'est plus acceptable. Je suis devenue experte à excuser le comportement de l'autre. Je suis devenue experte à me culpabiliser et à prendre sur moi la responsabilité du comportement de l'autre. Tout est à cause de moi !
Je suis devenue une championne d'échecs à penser en avance, comment tout faire au mieux pour lui, comment ne pas l'irriter, comment éviter une explosion ou une confrontation. Mon cerveau est si préoccupé par ces questions, 24 heures sur 24, jour et nuit, que je ne me pose plus la question de pourquoi ma vie est devenue un enfer ! J'ai totalement oublié de me dire " Ce n'est pas normal, je ne dois pas accepter d'être traitée comme ça !" J'ai oublié de dire simplement : "Stop - Non - Arrête!!!"
Qui peut me comprendre quand je n'arrive pas me comprendre moi-même? Qui va m'écouter, sans me juger ou me culpabiliser?
Ma première libération sera d'oser parler avec quelqu'un pour prendre et créer une distance, mais avec qui?
Ma deuxième libération sera de partir, de me mettre en sécurité, mais pour aller où?
Ma troisième libération, de me donner du temps pour réfléchir en tranquillité, mais comment?
Pour moi, c'est un médecin qui m'a "forcée" à prendre contact avec Solidarité Femmes. Je dis "forcée" parce que ma résistance était trop forte. Je minimisais tellement ma situation, je ne voulais pas me confronter avec ma réalité.
Quand j'ai commencé à parler, je me suis excusée de prendre le temps de quelqu'un d'autre, d'avoir besoin d'être écoutée. J'étais convaincue que je ne méritais pas ça, qu'il y avait d'autres histoires beaucoup plus graves que la mienne.
Dès que j'ai commencé à parler, ce fut comme une avalanche, comme une personne qui a eu trop longtemps soif. Je n'arrivais plus à réfréner mon désir de parler et d'ouvrir mes secrets. C'est fou ce sentiment de se vider de choses si bien cachées trop longtemps.
En parlant et en m'écoutant moi-même, j'ai compris que le danger était bien réel. "Je dois me mettre en sécurité, je dois partir !" C'est fou ce sentiment de se préparer matériellement et mentalement pour partir ! Une fois partie, ce fut le grand " vide", il a fallu un courage immense pour ne pas retourner. J'ai dû m'habituer au silence, à la paix, à la tranquillité. C'est fou ce sentiment de se retrouver en tranquillité !
Pour moi, c'était clair, seule, je n'y arriverais pas, j'avais besoin de l'aide de professionnels ! Ça m'a pris beaucoup de temps pour accepter d'être aidée, d'oser entrer dans un foyer et laisser mon mari derrière moi, seul à la maison. J'ai souffert et j'ai pleuré longtemps, mais en même temps, ça m'a donné confiance en moi !
Dans le foyer, j'ai rencontré d'autres femmes de tous âges, statuts et nationalités qui étaient venues à cause de la violence de leur conjoint, comme moi. D'abord, ça m'a choquée mais ça m'a aussi donné du réconfort de savoir que je n'étais pas la seule ! Très vite, je me suis sentie chez moi au foyer et j'ai réalisé combien je ne me sentais plus chez moi dans ma propre maison...
Mais c'est spécialement les "groupes de soutien et de partage" qui étaient importants pour moi. Toutes ensemble, nous nous réunissions pour échanger nos sentiments, nos soucis et nos réactions, pour réfléchir à nos démarches et procédures en prenant en compte nos émotions. Le groupe nous aidait à nous comprendre et à nous respecter les unes les autres, à réaliser nos progrès, à accepter nos chemins respectifs, à réfléchir et prendre les bonnes décisions pour nous-mêmes, à vivre ensemble librement et en paix dans une période très difficile, sans être jugées ni avoir besoin de nous justifier. C'était un privilège de se retrouver chaque semaine pour ce moment précieux et j'ai énormément apprécié.
Ces différents soutiens se révélaient si nécessaires pour me faire comprendre que c'est moi qui porte la responsabilité de ma propre vie ! C'est moi qui dois sortir du rôle de victime ainsi que du cercle de violence et de peur, c'est moi qui dois choisir la vie et pas seulement la survie.
A un certain moment, j'avais compris cela théoriquement, c'était devenu parfaitement clair, mais en même temps, physiquement, je restais complètement bloquée, prise par mes émotions. Ces différentes parties de moi-même n'étaient pas du tout intégrées, ni reliées ! Je ne m'autorisais pas à sentir mes sentiments dans mon propre corps.
J'avais véritablement peur de libérer une force inconnue, j'avais peur de ne pas pouvoir la contrôler. C'était si dur pour mon corps de se confronter à la tristesse, la souffrance, la solitude, la colère, la confiance ou même la joie. L'exercice était douloureux physiquement, comme si c'était nécessaire d'atteindre chaque cellule en moi pour la remettre en vie.
De me concentrer sur mon corps était nouveau, j'avais oublié cette partie de moi-même. A nouveau ma résistance était si profonde d'habiter mon corps après toutes le violences subies, après tout ce qu'il avait enduré ! En même temps, il y avait pourtant ce fort désir d'écouter et même d'aimer mon corps, de ressentir la vie en moi et de la protéger comme un nouveau-né, très vulnérable, mais bien présente et qui souhaitait s'épanouir.
Pendant tout le temps de l'hébergement au foyer, je vivais comme dans un cocon, à l'abri des dangers. Mais l'idée de me séparer de mon mari juridiquement et de tout perdre, sur tous les plans, y compris matériellement, de laisser tout derrière moi, était terrible, c'était presque comme mourir. Et puis j'ai accepté, j'ai pris ce risque de tout perdre et cette acceptation a entraîné une profonde transformation.
Dorénavant, c'est moi qui suis au centre de ma vie, ce n'est plus lui ! Il a repris sa place et sa taille normales, dans ma périphérie. Je suis responsable de moi-même, je veux sentir mes émotions, je veux me mettre debout et en mouvement, je veux côtoyer des personnes normales et saines, oui, finalement, je veux simplement VIVRE !!!
La vie me semble tout à coup si SIMPLE, ça me fait rire et pleurer en même temps, c'est nouveau et si pur, il y a toutes les couleurs et odeurs, tout a sa place sans effort et sans force, c'est la PAIX et l'HARMONIE enfin goûtées !!!
C'est une expérience incroyable et je suis émue par tant de beauté, de simplicité et de liberté. Jamais je n'aurais imaginé que j'arriverais à tout ça. Ce retournement qui s'est produit au moment où j'étais prête à vraiment tout perdre, c'est comme un miracle, comme une force de vie qui a jailli en moi et qui embrasse tout mon être !
Témoignage écrit en 1998 par Elisabeth (prénom fictif), femme soutenue par Solidarité Femmes Genève